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Parlez lui de fleurs, et son regard s’illumine.
« Il y a tout le temps des nouvelles variétés de fleurs. On peut
créer plein de choses et laisser aller son imagination. Il n’y a pas
de limites. J’ai toujours aimé ce qui est artistique. Et avec les
changements de saison, c’est un émerveillement tous les jours »,
confie Déborah Mascart.
Si c’est une passion depuis
son enfance, c’est à l’âge de 16 ans qu’elle a commencé à fréquenter
le milieu comme jobiste. Après ses humanités, elle a fait un
patronat en fleuristerie pendant deux ans. Des stages et des emplois
chez différents fleuristes bruxellois ont suivi pendant près de sept
ans. En juin dernier, elle a été licenciée, car la fleuriste chez
qui elle travaillait était au bord de la faillite. Le moment était
venu de faire le grand saut.
Elle s’est alors mise à la
recherche d’un endroit bien situé où il n’y avait pas encore de
fleuriste et où le loyer n’était pas trop élevé. Histoire de ne pas
se mettre la corde au cou dès le départ. Mission presque impossible.
Jacqueline, sa maman coiffeuse, avait un rez commercial avec son
salon. À l’arrière, il y avait une pièce inutilisée. L’idée
est alors venue de combiner les deux commerces dans le même lieu. Le
concept était lancé. « Ce projet aurait été difficile avec
quelqu’un d’autre. Ici, ça reste en famille et le quartier est
propice à ça », reconnaît-elle.
Si au départ c’est pour des
raisons financières qu’elles ont tenté le coup, les clients semblent
satisfaits. Le salon de coiffure, situé à l’avant, accueille les
plantes et quelques compositions. Les fleurs coupées, elles, sont à
l’arrière. |
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« C’est le jardin d’hiver des clientes du
salon : ça sent bon et ça égaye. Pour moi, cela m’amène des clients.
Ceux qui viennent se faire coiffer avant un souper ne doivent plus
courir entre le coiffeur et le fleuriste. Tout est sur place. Pour
les mariages, c’est pareil. »
Ce concept original freine
certaines personnes, qui n’osent pas encore franchir la porte.
Pourtant, assure-t-elle, il ne faut pas se faire coiffer pour
acheter des fleurs…
Son expérience préalable
l’aide quotidiennement pour la gestion des commandes et
l’organisation. Elle a choisi de commencer petit, mais avec du choix
et de nombreux services, afin de ne pas prendre trop de risques. Si
ça fonctionne bien, elle envisage de s’agrandir et passera en
société. Peut-être même que son commerce prendra place à l’avant du
magasin, tandis que sa maman s’installerait dans la partie arrière.
Un boulot pour lequel
Déborah se consacre à fond : elle ne compte pas ses heures, car elle
veut réussir. « Jusqu’à présent, je n’ai pas de regrets. Mon
objectif est de réussir, pour ma satisfaction personnelle, mais
aussi pour la confiance de mes parents et de mon compagnon. Je mets
tout en œuvre pour que ça marche.»
Né-9-Art
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samedi de 9h à 19h. Dimanche et jours fériés : de 9h à 14h.
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