Historique

 

Les fleurs : un émerveillement quotidien

Depuis le 5 décembre, Déborah Mascart, 27 ans, a ouvert sa fleuristerie à Forest dans un quartier qu’elle habite depuis l’âge de six ans. Le concept est original : elle se trouve à l’arrière d’un salon de coiffure, avec lequel elle crée des synergies.


Parlez lui de fleurs, et son regard s’illumine. « Il y a tout le temps des nouvelles variétés de fleurs. On peut créer plein de choses et laisser aller son imagination. Il n’y a pas de limites. J’ai toujours aimé ce qui est artistique. Et avec  les changements de saison, c’est un émerveillement tous les jours », confie Déborah Mascart.

Si c’est une passion depuis son enfance, c’est à l’âge de 16 ans qu’elle a commencé à fréquenter le milieu comme jobiste. Après ses humanités, elle a fait un patronat en fleuristerie pendant deux ans. Des stages et des emplois chez différents fleuristes bruxellois ont suivi pendant près de sept ans. En juin dernier, elle a été licenciée, car la fleuriste chez qui elle travaillait était au bord de la faillite. Le moment était venu de faire le grand saut.

Elle s’est alors mise à la recherche d’un endroit bien situé où il n’y avait pas encore de fleuriste et où le  loyer n’était pas trop élevé. Histoire de ne pas se mettre la corde au cou dès le départ. Mission presque impossible. Jacqueline, sa maman coiffeuse, avait un rez commercial avec son salon. À l’arrière, il y avait une pièce inutilisée. L’idée est alors venue de combiner les deux commerces dans le même lieu. Le concept était lancé. « Ce projet aurait été difficile avec quelqu’un d’autre. Ici, ça reste en famille et le quartier est propice à ça », reconnaît-elle. 

Si au départ c’est pour des raisons financières qu’elles ont tenté le coup, les clients semblent satisfaits. Le salon de coiffure, situé à l’avant, accueille les plantes et quelques compositions. Les fleurs coupées, elles, sont à l’arrière.

   


« C’est le jardin d’hiver des clientes du salon : ça sent bon et ça égaye. Pour moi, cela m’amène des clients. Ceux qui viennent se faire coiffer avant un souper ne doivent plus courir entre le coiffeur et le fleuriste. Tout est sur place. Pour les mariages, c’est pareil. »

Ce concept original freine certaines personnes, qui n’osent pas encore franchir la porte. Pourtant, assure-t-elle, il ne faut pas se faire coiffer pour acheter des fleurs…

Son expérience préalable l’aide quotidiennement pour la gestion des commandes et l’organisation. Elle a choisi de commencer petit, mais avec du choix et de nombreux services, afin de ne pas prendre trop de risques. Si ça fonctionne bien, elle envisage de s’agrandir et passera en société. Peut-être même que son commerce prendra place à l’avant du magasin, tandis que sa maman s’installerait dans la partie arrière.

Un boulot pour lequel Déborah se consacre à fond : elle ne compte pas ses heures, car elle veut réussir. « Jusqu’à présent, je n’ai pas de regrets. Mon objectif est de réussir, pour ma satisfaction personnelle, mais aussi pour la confiance de mes parents et de mon compagnon. Je mets tout en œuvre pour que ça marche.»

 

 Né-9-Art                                                      Avenue du Domaine, 1/boîte 10 à 1190 Bruxelles     Du mardi au samedi de 9h à 19h. Dimanche et jours fériés : de 9h à 14h.             Tél et fax : 02/347.55.70 ou ne-9-art@skynet.be www.ne-9-art.net

Le 18 février 2007
Amélie Debois - Journaliste

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